Résumé de l’éditeur (extrait du livre) :
« Cette pierre que tu poses devant toi… devant laquelle tu te lamentes sur tous tes malheurs, toutes tes misères… à qui tu confies tout ce que tu as sur le coeur et que tu n’oses pas révéler aux autres… Tu lui parles, tu lui parles. Et la pierre t’écoute, éponge tous tes mots, tes secrets, jusqu’à ce qu’un beau jour elle éclate. Elle tombe en miettes. Et ce jour-là, tu es délivré de toutes tes souffrances, de toutes peines… Comment appelle-t-on cette pierre ? »En Afghanistan peut-être ou ailleurs, une femme veille son mari blessé. Au fond, ils ne se connaissent pas. Les jours passent tandis que la guerre se rapproche. Et la langue de la femme se délie, tisse le récit d’un vie d’humiliations, dans l’espoir d’une possible rédemption.
Mon résumé :
C’est l’histoire d’une femme musulmane, qui soigne tous les jours un homme dont elle est l’épouse, mais qu’elle voyait rarement avant l’accident. Cela fait dix ans qu’ils sont mariés, pour seulement trois ans de vie commune ! Elle essaie de suivre les conseils qui lui sont donnés : réciter quatre-vingt-dix-neuf fois par jour, pendant quatre-vingt-dix-neuf jours, un des quatre-vingt-dix-neufs- noms d’Allah, et en changer chaque jour. Mais, très vite, elle abandonne. Ce qui lui avaient dit les médecins ne s’est pas réalisé ! Son mari devrait être sur pied !
Elle se met à lui parler, tout d’abord de sa journée, de ses espérances, de la dure vie qu’elle mène, seule avec ses deux petites filles. Puis, petit à petit, elle lui raconte sa vie. Comment elle a du mentir, se cacher, comment son père était dure avec elle et ses soeurs, la complicité entre elle est son beau-père, la méchanceté de sa belle-mère, de ses beaux frères; sa méchanceté à lui, sa fierté dont elle s’est moquée dans son dos; elle sent que tout le monde l’a abandonné, et le lui confit. Lui ne répond pas. Il fixe toujours le vide de ses yeux inexpressifs.
Dehors, c’est la guerre. Les petites filles de la femme sont chez sa tante, à l’abri. Elle est donc seule face à la dureté de la guerre, plus celle des hommes qui la font. De tous les hommes. Elle pense devenir folle ! Pourquoi raconte-t-elle tout cela ? Comment son mari le prend-il ? Est-ce qu’il entend, au moins ?
Mon avis :
Ce livre était très dur, c’est tout d’abord ce que j’en ai pensé. Peut-être un peu trop pour le public adolescent.
Mais je l’ai aimé. Il parle d’événements qui se passent « en Afghanistan ou ailleurs », dont on sait qu’ils existent, mais qu’on n’imagine pas horribles à ce point-là. Il fait réfléchir, en fait. J’ai aussi aimé le style d’Atiq Rahimi, même si je ne suis pas experte en la matière. Pendant le livre, le narrateur reste toujours dans la chambre de l’homme blessé. Lorsqu’il se passe quelque chose pendant l’absence de la femme, le lecteur est au courant, alors que la femme se questionne à son retour. Lorsqu’elle quitte la pièce, on entend seulement les bruits qu’elle fait. C’est très intéressant à lire. Je recommande ce livre aux adultes, mais le déconseille aux enfants ou ados… Il vaut mieux attendre un peu.
Note : 17/20
Écrit par : Atiq Rahimi. Éditions Gallimard, collection Folio.
Livre récompensé du Prix Goncourt 2008.
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